LA RIVIERE
C’est uue forte berge, au large flanc de glaise, Abruptement taillée ainsi qu’une falaise !
Le Rideau passe au bas, riant sous son flot noir. D’ici, le long des, eaux je puis apercevoir Les roseaux alignés comme une palissade,
Où crie, à pointe d’aube, un grand héron maussade. Etroite, la rivière a du moins son attrait D’onde mouvante, avec, entrant sous la foret, Tous ses enfoncements, pareils à des alcôves, Qu’achèvent de fleurir, au bord, les glaïeuls mauves.
L’on a pour horizon des blés, point de lointain Que le ciel, et dans l’eau son mirage incertain.