LE NID
L’Astre pour vous fêter fait son coucher plus long, O doux faiseurs de nids qu’Octobre mit en fuite ;
De nouveau vous prenez terre dans ce vallon Où votre gai retour sur tous les toits s’ébruite.
Hélas ! une de vos logettes est détruite ;
Mie tomba du mur au temps de l’aquilon.
Quel jeune amour 1 avait avec 1 aile construite Si frêle, si légère, au bord du vieux moellon ?...
Une enfant aux grands yeux que la lumière azuré S’appuie à la fenêtre en la pauvre masure ; Mourante, à votre joie elle sourit encor.
Rebâtissez le nid que son regard demande ;
Son pâle doigt vers vous laisse, dernière offrande. Dans les feux vifs du soir monter un cheveu d’or.
SONNETS