‹ PoésiesChapitre 13 sur 71 · DE NOËL · texte numérisé non relu

DE NOËL

Tout dort hélas! je travaille et je veille ; La paix des nuits ne ferme plus mes jeui.

Permets du moins, appui du malheureux, Qae ma douleur jusqu'au matin ft)mmeille !

Pour mon enfant tourne, léger fuseau, Tourne sans bruit aupr^ de son berceau.

Mais non rejette, 6 divine espérance !

Ces lâches vœui, vains murmures du cœur Je veux bénir cette longue aouflrance, Gage certain d'un immortel bonheur.

Entre mes doigts guide ce lin docile, Pour mon enfant tourne, léger fuseau ; Seul, tu soutiens sa vie encor débile ; Tourne sans bmit auprès de son berceau.

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Sa Statut cl l'3n!in6tti(.

initLiT 1814.

A M. TEKNAUX.

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J'aime à vanter la France;

Qu'elle accepte en tribut de périssables fleura.

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Qtn la méconnaltruit cette terre sacrée, Si chère à la ¥Edeur, des beaKX-arts Lonorëe, Qu'au ra7on du'sokil, un seul cri des combats, Couvre soudain de fleurs, de fruits' et de soldats ; Qui pareille à l't^pi, courbé par la tempéle, Au premier vent propice â relevé sa tête, Iticbe encore, et portant dans ses vertes prisons Le grain, fécond espoir de nouvelles moissons?

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5o LA FRANCE

O! la connaisse»- vous cette terre sacrée, Constant amour du ciel, et par ses soins parée, Où l'air est bienfaisant, le sol prodigue ef sûr, Où dans leurs lits nombreux roulent des flots d'azu: Dont le £b exilé tressaille au nom de France, Où jamais ne périt une noble espérance, Où ta perte d'un yi se répare en un jour, Tant la fortune absente j presse son retour.

Mon pays!... Étrangers ipi'il appelle à ses fêtes, Venez j contempler de paisibles conquêtes, Venez, et dites-nous quels travaux orgueilleux Balancent de nos a/ts les produits merveilleux! Parlez, dans vos climats quelle active industrie Peut surpasser, que dis-jel égaler ma patrie? Qui de vous ne l'admire, et quel coeur si mal fait Peut l'aborder sans jote ou la fuir sans regret? A ses festins souvent, les nations rivales, Buvant le long oubli de leurs terres natales, S'écriaient ■ ■ Doux pays ! et le seul entre nous • Qui de tous invoqué peut se passer de tous ! •

Et toi. Gère Albion, sa constante ennemie.

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ET L'INDUSTRIE. 5i

De la France ntourante épiant l'agonie,

D'un triomphe assuré l'orgueil enflait ton sein ;

Regarde, elle est debout, et le glaive à la main !

La lutte recommence, et du Tage an Bosphore, Nos agiles métiers te vont poursuivre encore; De leurs uombreut efforts vois-tu les nobles fruits. Par nos arts ranimés ces,che&-d'oaivTe produits, Les vois-tu? de leurs dons la confuse richesse. Au Louvre enorgueilli se rassemble et se presse. Là, ton ffiil étonné se repose à la foi| Sur l'argile du pauvre et la coupe des rois ; Ici, nos Elzévirs ont £ié la. pensée ; Là, la marche du temps sur l'émail est tracée; Plus loin l'art embellit de ses coûteux apprêts, Les marbres de nos monts, les bois de nos forêts. Rival de Birmingham «otre acier étincelle.

Hais des villes voici la cohorte fidèle .

Nîmes l'antique, Amiens, la saperbe Ljon, Rouen et Saint-Quentin, émules d'Albion, Valencienne, où le lin se joue en blancs nuages, De nos prospérités offrent de nobles gages ;

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