‹ PoésiesChapitre 7 sur 71 · A PRUD-HON · texte numérisé non relu

A PRUD-HON

Viens chez les heureux favoris Du Dieu de la double colline; Celui qui sut peindre Cyprine Et d'Adonis les traits chéria, Peut seul à Vunivers surpris Dévoiler ta beanté divine ; Viens, déjà Phœbus de retour Des cieux nous verse la lumière, Ma mère et sa riante cour Suivront ta course printanière.

Il dit ; les Heures du matin, Sur un nuage teint de rose, Guident le cortège divin Vers l'asile cher au destin, Où le fils des Muses- repote.

Tu dors, lui dit tout bM l'Amour, Tu dors, peintre de Cjthéréel Des succès que promet ce joar, Entends sonner llteure sacrée.

L'artiste à ces sous enchanteurs Du sommeil soulève le voile; Les Grâces préparaient sa toile,

A PRUD'HpN.

Flore dùpcMsit 1« couleur*,

Et plein du fep tfiû )e doittïne

Zeuiis dé là main de Gj^ri&e

Reçoit les pinceaux créatevn.

Jeus, Ria, Plaisirs, troupe immottelle,

Danseï les bras entrelacé»;

Au bruit de vos chants cadencés

S'anime la toile fidèle :

Déjà le plus léger des Dieui,

Saisissant la branche captive,

Sourit, et d'un pied curieux

Effleure l'onde fugititei

Le cours vaporeux du ruisseau

Où se réfléchit son image,

Ce jour, si doui sous le feuillage,

Naissent du magique pinceau,

Et l'art répand sur le tableau

L'humide fraîcheur du bocage.

Cupidon sur son arc penché

Reconnaît dans l'oeuvre nouvelle

La main du gracieui Apelle

Qui naguère embellît Psjché ;

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