A LA LUMIERE
Lumière, c'est par toi que les femmes sont belles
Sous ton vêtement glorieux ; Et tes chères clartés, en passant par leurs yeux,
Versent des délices nouvelles.
Leurs oreilles te font un trône oriental Où tu brilles dans une gemme,
Et partout où tu luis, tu restes, toi que j'aime, Vierge comme en ton jour natal.
Sois ma force, ô Lumière ! et puissent mes pensées.
Belles et simples comme toi.
Dans la grâce et la paix, dérouler sous ta foi
Leurs formes toujours cadencées!
Donne à mes yeux heureux de voir longtemps encor,
En une volupté sereine, La Beauté se dressant marcher comme une reine
Sous ta chaste couronne d'or.
Et, lorsque dans son sein la Nature des choses
Formera mes destins futurs.
Reviens baigner, reviens nourrir de tes flots purs
Mes nouvelles métamorphoses.
LES CE%FS
xxux vapeurs du matin, sous les fauves ramures Que le vent automnal emplit de longs murmures, Les rivaux, les deux cerfs luttent dans les halliers : Depuis l'heure du soir où leur fureur errante Les entraîna tous deux vers la biche odorante, Ils se frappent l'un l'autre à grands coups d'andouillers.
Suants, fumants, en feu, quant vint l'aube incertaine, Tous deux sont allés boire ensemble à la fontaine, Puis d'un choc plus terrible ils ont mêlé leurs bois.