‹ PoésiesChapitre 10 sur 113 · LES SAPINS · texte numérisé non relu

LES SAPINS

Car l'ancêtre premier dont ils ont reçu l'être Prit sur la terre avare, en des âges lointains, Une rude nature et de mornes destins; Et les sapins, encor semblables à l'ancêtre. Éternisent en eux les vieux mondes éteints.

'Décembre 1S71.

LE CHÊIsLE ^'B^'JsiTiOlsLlsLÈ

1— 'ANS la tiède forêt que baigne un jour vermeil, Le grand chêne noueux, le père de la race, Penche sur le coteau sa rugueuse cuirasse Et, solitaire aïeul, se réchauffe au soleil.

Du fumier de ses fils étouffés sous son ombre. Robuste, il a nourri ses siècles florissants. Fait bouillonner la sève en ses membres puissants. Et respiré le ciel avec sa tète sombre.

Page 1