‹ PoésiesChapitre 106 sur 113 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Ton vœu fut imprudent; ton zèle t'aveugla, O femme! mais tu crois, et le salut est là. Tournons vers l'Orient la face de la morte.

Laissez! elle est à moi. Je la prends, je l'emporte. Je veux fuir avec elle un monde dévasté, Car en elle ont péri l'amour et la beauté. Puisque au Dieu de la mort la terre est asservie. Je vais chercher ailleurs la lumière et la vie. J'abattrai les grands pins et les chênes des bois. Afin qu'un seul bûcher nous consume à la fois ; Et confiés tous deux à la flamme brillante Dans un même réseau de fidèle amiante, Nous nous envolerons, loin d'un monde odieux, Sur l'étincelle auguste, au sein profond des Dieux.

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