‹ PoésiesChapitre 6 sur 113 · LA PERDRIX · texte numérisé non relu

LA PERDRIX

Son sang pur de couveuse à la chaleur divine Sur son corps déchiré mouille sa plume fine. Elle tournoie et tombe entre les joncs épais.

Dans les joncs, à l'abri de l'épagneul qui flaire, Triste, s'enveloppant de silence et de paix, Ayant fini d'aimer, elle meurt sans colère.

l8 LES POÈMES DORES

LES ^Ti'BXES

\^ vous qui, dans la paix et la grâce fleuris, Animez et les champs et vos forêts natales. Enfants silencieux des races végétales.

Beaux arbres, de rosée et de soleil nourris,

La Volupté par qui toute race animée

Est conçue et se dresse à la clarté du jour,

La mère aux flancs divins de qui sortit l'amour.

Exhale aussi sur vous son haleine embaumée.

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