‹ PoésiesChapitre 75 sur 113 · SCE'K.E VIII · texte numérisé non relu

SCE'K.E VIII

LE SONGE d'hIPPIAS ARTÉMIS et APHRODITE.

ARTÉMIS

Non, jamais plus la nuit divine, Sous l'astre pâle au front changeant, Ne verra dans les fleurs d'épine Étinceler mes pieds d'argent.

lyB LES NOCES CORINTHIENNES

APHRODITE. -

La mer, moins souple que mes hanches, Moins profonde que mes yeux clairs.

Ne verra plus mes formes blanches Éclairer ses bords longtemps chers.

ARTÉMIS

Je ne donnerai plus la grâce, La force et l'antique beauté Au jeune homme, fleur de la race, Chaste et pieux dans la cité.

APHRODITE

Les amants dont j'étais la reine Ne pourront jamais ressaisir Le don premier : la paix sereine Dans l'inévitable désir.

ARTÉMIS

La vierge solitaire et tendre Croîtra sous un Dieu menaçant; Elle s'étonnera d'entendre Qu'elle fut impure en naissant.

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