‹ PoésiesChapitre 264 sur 341 · V. l(i. << Double vallon. » Koileau, Sat · texte numérisé non relu

V. l(i. << Double vallon. » Koileau, Sat

Kt, sans aller rt^er dans le double lalloii. Le Parnasse, on le sait, a deux sommets. Malherbe, j). 103, ra|)pelle » la inonlagne

A LE iiUUN 295

-Mais que tous deux alors ils donueut à ma bouciie Cette voix qui séduit, qui pénètre, qui touche; Cette voix qui dispose à ne refuser rien, Otte voix, des amants le plus tendre lien 1 20

Fuisse un coup d'oeil flatteur, provoquant mon hommage, A ma langue incertaine inspirer du courage ! Sans dédain, sans courroux, puissé-je être écouté! Puisse un vers caressant séduire la beauté! Et si je puis encore, amoureux de sa chaîne, 25

Célébrer mon bonheur ou soupirer ma peine ; Si je puis, par mes sons touchants et gracieux, Aller grossir un jour ce peuple harmonieux De cygnes dont Vénus embellit ses rivages Et se plait d'égayer les eaux de ses bocages, 30

Sans regret, sans envie, aux vastes champs de l'air Mes yeux verront planer l'oiseau de Jupiter.

Sans doute, heureux celui qu'une palme certaine

Attend victorieux dans l'une et l'autre arène ;

Qui, tour à tour convive et de Guide et des cieux, 35

au double sommet. » Sur l'un se trouvaient les temples d'Artémise et d'Apollon , sur l'autre le temple de Bacchus. (Schol. Flurip. Baccli. 307, Pitœn. 235.) V. 24. Properce, I, VII, 7 :

Nec tantuin ingenio, quantum sei vire dolori

Cogor, et setatis tempora dura queri.

Hic mihi conteritur vitae modus; hîec inca fama est;

Hinc cupio notnen earminis ire mci.

Me laudent docta; soluin placuisse puellsc, Pontice, et iiijustas ssepe tulisse minas. V. 29 et 30. Éd. 182G et 1839 :

De cygnes dont Vénus égayé ses rivages, Et se plait à parer les eaux de ses bocages. Les cygnes dont parle André sont les poètes élégiacpies.

V. 32. « L'oiseau de Jupiter. » Pindare, 01. 11, 159, et passim : n Aiôç ôpviç Ôcïoi;. » Théocrite, Idyl. XVII, 72 : '< Aiô; aiffioç alexô; ôpviç. » Virgile, Enéide, XII, 247 : « Fulvus Jovis aies. « La Fontaine, Fal). II, viii : « L'oiseau de Jupiter. » Milton , Par. perdu, XI : « Tlie bird of Jovc, » etc.

296 ÉPITKES

Des bras d'une maîtresse enlevé chez les dieux,

Ivre de volupté, s'enivre encor de gloire.

Et qui, cher à Vénus et cher à la victoire.

Ceint des lauriers du Pinde et des fleurs de Paphos,

Soupire l'élégie et chante les héros. 40

Mais qui sut à ce point, sous un astre propice,

Vaincre du ciel jaloux l'inflexible avarice ?

()ui put voir en naissant, par un accord nouveau,

Tous les dieux à la fois sourire à son berceau?

Un seul a pu franchir cette double carrière : 45

C'est lui qui va bientôt, loin des yeux du vulgaire.

Inscrire sa mémoire aux fastes d'Hélicon,

Digne de la nature et digne de Buffon.

Fortunée Agrigente, et toi, reine orgueilleuse,

Rome, à tous les combats toujours victorieuse, 50

Du poids de vos grands noms nous ne gémirons plus.

Par l'ombre d'Empédocle étions-nous donc vaincus?

Lucrèce aurait pu seul, aux flambeaux d'Epicure,

V. 45. Depuis 17G0, Le Brun travaillait à son poënie de la Nature, resté inachevé,

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