‹ PoésiesChapitre 312 sur 341 · V. 38. Properce, s'adressant au poëte Lyncée, H, xxxvi · texte numérisé non relu

V. 38. Properce, s'adressant au poëte Lyncée, H, xxxvi

Taie facis carmcn docta tcstudinc, quale

Cynthius impositis tempérât articulis.

Non tanien lucc ulli veniont ingrala Icgenti,

Sive in aniore rudis, sive peritiis erit.

Théocrile a mis celle pensée dans lu honche d'un berger poète, Idjl. IX, 8 :

!Aôù oà -/'à aypiy^, y' m pw/ôXoç, àoù oà y.r;Y(i')v.

Ainsi, quand de l'Euxin la déesse étonnée Vit du premier vaisseau son onde sillonnée, Aux héros de la Grèce à Colchos appelés Orphée expédiait les mystères sacrés

I. — Dans 1 éd. 1839, cette pièce se trouve rangée parmi les fragments de V Hennis. Nous n'affirmons pas absolument que cette pièce n'ait pu être destinée à un poëme ai\ssi vaste que VHermès. Toutefois, avec André, il ne faut pas se hâter de conclure. Nous avons là le second terme d'une comparaison; et, par cela seul qu'il est antique, on peut conjecturer que le premier terme devait être tout moderne. .\ndré a dû assister chez Buflou à quelque lecture que fit Le Brun du poëme de la Nature. Oiphce expédiant les mystères sacrés, ne serait-ce pas Le Brun? Les princes immobiles, ardents à recueillir ces merveilles utiles, ne seraient-ce \)A?,Buffon et sa savante cour ? (Relire les trente dernieis vers de la première épître, à Le Brun.)

V. 1. Ce sont les nymphes de Pélion, qu'Apollonius (I, 549) nous montre étonnées du premier vaisseau qu'elles voient sillonner la mer.

V. 4. K Expédiait, » expliquait, développait ; c'est Yexpedire des Latins. Virgile, Enéide, III, 458 :

lUa tibi Italiae populos, veiituraqiie bella,

Et, <|UOCiim(|UL' modo fugiasqiic fcras(|iie laborcni,

Expédiai

C'est ainsi que Corneille, imitant Virgile {Géorg. IV, 897), l'a employé dans Mé/ite,

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