‹ PoésiesChapitre 34 sur 341 · V. 211. Ëd. 1826 et · texte numérisé non relu

V. 211. Ëd. 1826 et

Les mortels oubliaient, par ce phillre chairaés.

Et la douce patrie et les parents aimés.

Enfin, l'Ossa, l'Olympe et les bois du Pénée

Voyaient ensanglanter les banquets d'hyménée,

Quand Thésée, au milieu de la joie et du vin, 215

La nuit où son ami reçut à son festin

Le peuple monstrueux des enfants de la Nue,

Fut contraint d'arracher l'épouse demi-nue

Au bras ivre et nerveux du sauvage Eurytus.

Soudain, le glaive en main, l'ardent Pirithoûs : 220

« Attends; il faut ici que mon affront s'expie,

Traître ! » Mais, avant lui, sur le centaure impie

Dry as a fait tomber, avec tous ses rameaux.

Un long arbre de fer liérissé de flambeaux.

L'insolent quadrupède en vain s'écrie ; il tombe , 22,^

Et son pied bat le sol qui doit être sa tombe.

V. 214. Le combat des Lapillies et des Centaures aux noces de Pirithoiis, roi des Lapitlies, et d'Hippodamie ; voy. Odyssée, XXI, 295; Iliade, \, 2GG. La descii|)tion qu'en a faite Chénier est imitée de celle d'Ovide (^Mét. XII, 210), qui , longue et diiruse, n'a pas moins de 325 vers. — Cf. Apollodore, II, V ; Pliitarque, Thésée.

\. 217. Les Centaures étaient fils d'Ixion et de la Nue que Jupiter jaloux substitua à Junon; voy. Pindare, Pjth. 78, et SchoL; Uiodore, IV, Lxix, LXX.

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