LA NATURE
J'ai voulu te coucevoir seule Dans mon cerveau régénéré, Grande Nature, auguste aïeule Qui dors au fond du bois sacré ;
Et j'ai chassé de la lumière Que filtrent tes yeux d'or mi-clos, La vision qui, la première, Apprit à mon sein les sanglots ;
Le spectre de la sœur amère Que ton flanc jette à notre cœur.
Ta cruelle image, ô ma mère!
La Femme, fantôme vainqneur!
LA VIE DES CHOSES. Ilb
En vain, je l'ai chassé dans l'ombre Qne répand snr le bois épais, Avec ta chevelure sombre, L'heure de la nocturne paix :
(^.ar en moi vous êtes entrées, Plus poignantes que mes amours, 0 tristesses des nuits sacrées Pleurant sur le berceau des jours!
De vous, ô langueurs éternelles !
En moi quelque chose est resté, 0 lassitudes maternelles Des tristes flancs qui m'ont porté !