SONNET LIMINAIRE
Ayant écrit ces vers ainsi qn'un testament Où, du peu que je fus quelque chose demeure, Il n'importe aujourd'hui que je vive ou je meure, Pourvu qu'ils aient conté mon immortel tourment!
Pourvu qu'ils aient charmé, ne fût-ce qu'un moment, Fugitifs et lointains comme une voix qui pleure. Celle dont je serai, jusqu'à la dernière heure, Le triste, le fidèle et l'inutile amant !
Donc, si quelqu'un me dit parjure à la pensée Du meilleur de mon sang dans ces lignes tracée. Sois là pour me défendre et pour le châtier.