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L'humide éclat Ju lys, le blond duvet des pèches Seraient moins doux pour moi, moins frais que ton baiser. L'abeille du désir vole et veut se poser, Veut se poser, ô fleuri à tes lèvres si fraîches.
La rose ouvre son cœur à l'amoureuse mouche, Et l'enivre de miel et la berce au zéphyr. Quand pourrai-je, à mon tour, sur tes lèvres cueillir, Miel divin, le baiser qui parfume ta bouche?
Dans l'air plein de soleil entends-tu ces murmures? Q.ue disent les oiseaux au dôme épais des bois ? Ce que te dit mon cœur qui gémit dans ma voix : J'ai faim de tes baisers et de tes lèvres mûres.
Loi G%OTTF,
Dous cette grotte au frais mystère.
Seuls, un jour, ils se sont assis.
Heureux, ils oubliaient la terre, Le monde et leurs propres soucis.
L'eau courante au fond des ravines, L'oiseau caché dans les buissons Mêlaient pour eux leurs voix divines Sous l'ardent soleil des moissons.
Le lys des bois, la brise agreste.
Le ramier gémissant d'amour Versaient sur cette heure céleste Les tiédes voluptés du jour; Des sureaux et des chèvrefeuilles Flottait dans l'air la molle odeur...
Le grand frêne étendit ses feuilles Pour voiler au ciel leur bonheur.
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L a nature d'un vert manteau Couvre l'épaule des collines.
Le vent de mai sur le coteau Se joue au front des aubépines, L'agneau bondit sur le gazon, La fauvette au bord du buisson Chante au soleil sa mélodie ; Mais pour moi triste est sa chanson :
Je suis seul à l'entendre, — hélas! Elle est partie.
La violette aux yeux d'azur Sourit dans l'herbe aux marguerites, Sur le chaume, aux flancs du vieux mur, Tremblent au vent les clématites, Sur la robe verte des prés Boutons d'or et pavots pourprés Balancent leur tête fleurie; Mais, o fleurs! ô champs diapré.!
Vous ne m'êtes plus rien, — hélas! Elle est partie.
Du jour saluant les lueurs, Toi qui dans la nue irisée
T'élances des grands blés en rieurs, L'aile brillante de rosée, Joyeux poète de l'été. Ta voix vibrant dans la clarté- Fait plus sombre ma rêverie; Prends pitié d'un cœur attristé, Tais-toi! vive alouette, — hélas! Elle est partie.
Elle est partie, et pour toujours :
O désespoir ! ô solitude !
Fuyez, printemps! Mourez, beaux jours!
Toi, reviens, saison froide et rude!
Vents plaintifs, bruits des bois glacés, Voix de nos rêves dispersés, Bercez mon âme endolorie !
Adieu, soleil des jours passés!
Salut, hiver lugubre! — hélas! Elle est partie.