LE NID D AMOURS
Chère hirondelle, chaque année.
Aux lieux hospitaliers où ta famille est née. Fidèle tu reviens et tu construis un nid
Pour ta couvée au noir plumage.
L'hiver loin de nous te bannit.
Quand les bois, feuille à feuille, ont perdu leur ombrage
Aux souffles des jours pluvieux,
Tu fuis, cherchant de plus doux cieux, Vers le Nil ou Memphis et leur tiède rivage. Mais en toute saison Hros, le Dieu vainqueur,
Êros fait son nid de mon cœur :
L'un commence à voler, l'autre est dans l'œuf encore; On entend gazouiller ceux qui viennent d'éclore ;
Par les plus grands les plus petits
Sont réchauffés et sont nourris;
IOÔ LES ÉPAVES
Mais à leur tour ceux-ci couvent, et la famille Se renouvelle et croit et grandit et fourmille : Hélas! que vais- je devenir?
Mon cœur ne suint plus à les tous contenir!