‹ Poésies (volume 2)Chapitre 42 sur 91 · LE SONG · texte numérisé non relu

LE SONG

Par des champs pleins de fleurs nouvelles,

lin rêve il me semblait courir.

J'allais, prompt comme le désir;

Aux épaules j'avais des ailes.

Éros, l'enfant charmant et blond,

Bien qu'à ses pieds il eût du plomb,

Me poursuivait, et dans la plaine

Bientôt il m'atteint et m'enchaîne,

En riant d'un rire vainqueur.

Pour moi ce rêve est un présage,

Et j'en suis troublé dans mou cœur:

Jusqu'à présent, d'humeur sam

Si j'ai pu de beaucoup d'amont >

Briser le facile esclavage,

Celui-ci dans un dur servage

Me tient prisonnier pour toujours.

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