‹ Poésies (volume 2)Chapitre 48 sur 91 · LUS 1.1' A VI S · texte numérisé non relu

LUS 1.1' A VI S

La rose est le soin des poètes,

La belle fleur de leurs chansons.

La rose est douce à tous, douce aux mains indiscrètes Qui, pour la dérober à ses vertes retraites.

Bravent l'épine des buissons.

Elle embaume qui la caresse.

Dans sa feuille, épuisés d'ivresse, L'abeille et les zéphyrs aiment à s'enfermer. Au doigt voluptueux qui l'échauffé et la presse,

Fleur des amours, la rose laisse

Une senteur qui fait aimer.

Au milieu des banquets la rose est désirée. L'esprit du chant s'égaye à son éclat divin.

Bacchus, dans sa coupe sacrée

Effeuillant la rose pourprée, Boit ses parfums mêlés aux arômes du vin.

Que peut-on faire sans la rose ?

Sans la rose, ô Vénus! la vie est peu de chose.

L'Aurore est dite aux doigts de rose;

Des Nymphes le folâtre essaim A la bouche de rose et de rose le sein ;

Au dire du docte et du sage, La mère de l'Amour de rose a le visage.

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