‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 120 sur 162 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Non, uou, servons Chrysante, et, sans penser à moi. Pensons à l'adorer d'une aussi ferme foi

Que son empire est légitime.

Exposons-nous pour elle aux injures du Sort;

Et s'il faut être sa victime , En un si beau danger moquons-nous de la mort.

Ceux que l'opinion fait plaire aux vanités Font dessus leurs tombeaux graver des qualités

Dont à peine un dieu seroit digne; Moi, pour un monument et plus grand et plus beau,

Je ne veux rien que cette ligne :

« L'exemple des amants est clos dans ce tombeau. "

222 l'OISILS

SÏANCKS

l'OlR

M. LE DUC DE BELLEGARDE

sur la gl'érison de chrysante , c'est-a-dire de la même dame a uoi les deux pièces précédentes

SONT adressées.

Les Destins sont vaincus, et le llux de nies larmes De leur main insolente a fait tomber les armes ; Amour en ce combat a reconnu ma foi : Lauriers, coinonnez-moi.

Quel [tenser agréable a soulagé mes plaintes , Quelle heure de repos a dissipé mes craintes, Tant que du cher objet en mon ame adoré Le péril a duré?

J'ai toujours vu ma dame avoii toutes les manpies De n'être point sujette à l'outrage des Panpies; Mais (piel espoir de bien en l'extès de ma peur M'estinutis-jc trcnipeur ?

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