IMITEE DE LA QUARANTIEME DU SIXIEME LIVRE DE MARTIAL
Jeanne , tandis que tu fus belle , Tu le fus sans comparaison ; Anne à cette heure est de saison , Et ne vois rien si beau comme elle.
Je sais que les ans lui mettront Comme à toi les rides au front , Et feront à sa tresse blonde Même outrage qu'à tes cheveux; Mais voilà comme va le monde :
Je te voulus^ et je la veux.
•)M0 l'Ol.SII.S
SONNET
A M M) A Ml. I.A l'UlNCr.SSE F» K (ONTI.
Race (le mille rois, adorable Princesse, Dont le puissant appui de faveurs m'a combl*'. Si faut-il qu'à la fin j'aciiuitte ma promesse. Et m'allège du faix dont je suis accablé.
Telle que notre siècle aujourd'hui vous regarde, Merveille incomparable en toute qualité, Telle je me résous de vous bailler en garde Aux fastes éternels de la postérité.
Je sais bien quel effort cet ouvrage demanda ; Mais, si la pesanteur d'une charge si grande Résiste à mon audace et me la refroidit,
Vois-je pas vos bontés à mon aide paroître, lit parler dans vos yeux un signe qui me dit Que c'est assez payer que de bien reconnoîtie?*
r.IVRE III. 9.31
STANCES