S0U5 LE NOM DE RODANTHE
Chère beauté, que moD anae ravie Comme son pôle va regardant , Quel astre d'ire et d'envie Quand vous naissiez marquoit votre ascendant , Que votre courage endurci , Plus je le supplie, moins ait de nierci? '
En tous climats , voire au fond de la Thrace , Après les neiges et les glaçons , Le beau temps reprend sa place, Et les étés mûrissent les moissons •.
Chaque saison y fait son cours ; En vous seule on trouve qu'il gèle toujours.
J'ai beau me plaindre et vous conter mes peines Avec prières d'y compatir ;
t. Celle chanson fui faite sur un air donné à Malherbe; ccsl pourquoi h dernier vers de chaque couplet est irrégulier. Édit.
>{'• POKSIES.
J'ai beau nrcpuiseï les veines, l'A tout mou sang en larmes convertir; Un mal au deçà du trépas, Tant soit-il e\tr(^me, ne \ous émeut pas.
Je sais que c'est : vous êtes offensée ,
Comme d'un crime hors de raison ,
Que mon ardeur insensée
En trop haut lieu borne sa guérison ;
Et voudriez bien, jiour la finir,
M'ôter l'espérance de rien obtenir.
Vous vous trompez : c'est aux foibles courages , Qui toujours portent la peur au sein , De succomber aux orages, Et se lasser djun pénible dessein.
De moi , plus je suis combattu , Plus ma résistance montre sa vertu.
Loin de mon front soient ces palmes communes Où tout le monde peut aspirer; Loin les vulgaires fortunes.
Où ce n'est qu'un, jouir et désirer.
Mon goût cher( lie l'empêchement ; Quand j'aime sans peine, j'aime lâchement.
Je connois bien que, dan> ce labyrinthe, Le «iel injuste m'a réser>é