‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 126 sur 162 · S0U5 LE NOM DE RODANTHE · texte numérisé non relu

S0U5 LE NOM DE RODANTHE

Chère beauté, que moD anae ravie Comme son pôle va regardant , Quel astre d'ire et d'envie Quand vous naissiez marquoit votre ascendant , Que votre courage endurci , Plus je le supplie, moins ait de nierci? '

En tous climats , voire au fond de la Thrace , Après les neiges et les glaçons , Le beau temps reprend sa place, Et les étés mûrissent les moissons •.

Chaque saison y fait son cours ; En vous seule on trouve qu'il gèle toujours.

J'ai beau me plaindre et vous conter mes peines Avec prières d'y compatir ;

t. Celle chanson fui faite sur un air donné à Malherbe; ccsl pourquoi h dernier vers de chaque couplet est irrégulier. Édit.

>{'• POKSIES.

J'ai beau nrcpuiseï les veines, l'A tout mou sang en larmes convertir; Un mal au deçà du trépas, Tant soit-il e\tr(^me, ne \ous émeut pas.

Je sais que c'est : vous êtes offensée ,

Comme d'un crime hors de raison ,

Que mon ardeur insensée

En trop haut lieu borne sa guérison ;

Et voudriez bien, jiour la finir,

M'ôter l'espérance de rien obtenir.

Vous vous trompez : c'est aux foibles courages , Qui toujours portent la peur au sein , De succomber aux orages, Et se lasser djun pénible dessein.

De moi , plus je suis combattu , Plus ma résistance montre sa vertu.

Loin de mon front soient ces palmes communes Où tout le monde peut aspirer; Loin les vulgaires fortunes.

Où ce n'est qu'un, jouir et désirer.

Mon goût cher( lie l'empêchement ; Quand j'aime sans peine, j'aime lâchement.

Je connois bien que, dan> ce labyrinthe, Le «iel injuste m'a réser>é

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