LIVRE III
SONNET
A MONSEIGNEUR LE DUC d'oRLÉAN;
Muses, quand finira cette longue remise De contenter Gaston , et d'écrire de lui ? Le soin que vous avez de la gloire d'autrui Peut-il mieux s'employer qu'à si belle entreprise?
En ce malheureux siècle , où chacun vous méprise , Et quiconque vous sert n'en a que de l'ennui , Misérable neuvaine, où sera votre appui, S'il ne vous tend les mains et ne vous favorise ?
Je crois bien que la peur d'oser plus qu'il ne faut, Et les difficultés d'un ouvrage si haut^ Vous ôtent le désir que sa vertu vous donne ;
Mais tant de beaux objets tous les jours s'augmentants , Puisqu'eo âge si bas leur nombre vous étonne, Comme y fournirez-vous quand il aura vingt ans ?
r Gaston Jean-Baptiste, duc d'Orléans, frère de Louis XIII Édjt.
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STANCES
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I>E lA MORT DK ?\ l'REMIERE t'EMME ' . Ih'îl OU iCi'n.
Sacré ministre de Théniis ,
Verdun , en qui le ciel a mis
Une sagesse non commune; Sera-ce pour jamais que ton cœur abattu
Laissera sous une infortune , Au mépris de ta gloire, accabler ta vertu '
Toi, de qui les avis prudents
En toute sorte d'accidents
Sont loués même de l'Envie , Perdras-tu la raison, jusqu'à te figurer
Que les morts reviennent en vie , Kt qu'on leur rende l'ame à force de pleurer:'
Tel qu'au soir on voit le soleil Se jeter aux bras du sommeil ,
I (.liailoiu- (lu Giic. Kdit.