SURINTENDANT DE? FINANCES
Il est vrai , la Yieltille , et quiconque le uie Condamne impudemment le bon goût de mon roi ; Nous devons des autels à la sincère foi Dont ta dextérité nos afTaires manie.
Tes soins laborieux , et ton libre génie Qui hors de la raison ne connoît point de loi, Ont mis fin aux malheurs qu'attiroit après soi De nos profusions l'effroyable manie.
Tout ce qu'à tes vertus il reste à désirer,
C'est que les beaux esprits les veuillent honorer.
Et qu'en l'éternité la Muse les imprime.
J'en ai bien le dessein dans mon ame formé ; Mais je suis généreux , et tiens cette maxime . Qu'il ne faut point ainfer quand on n'est point aimé.
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FRAGMENT
M\l)\Mi: LA MARQUISE DE RAMBOUILLET
16'?4 ou leoô.
Et maintenant encore en cet âge penchant,
Oîi mon peu de lumière est si près du couchant,
Quand je verrois Hélène , au monde revenue
En l'état glorieux où Paris l'a connue,
Faire à toute la terre adorer ses appas,
N'en étant point aimé , je ne l'aimerois pas.
Cette helle hergère , à qui les Destinées
Sembloient avoir gardé mes dernières années,
Eut en perfection tous les rares trésors
Qui parent uu esprit et font aimer un corps.
Ce ne furent qu'attraits, ce ne furent que charmes;
Sitôt que je la vis, je lui rendis les armes,
Un objet si puissant ébranla ma raison.
Je voulus être sien, j'entrai dans sa prison,
Et de tout ujon pouvoir essayai de lui plaire
Tant que ma servitude espéra du sahiirc
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Mais, comme j'aperçus l'inlaillible danger Où, si je poursuivois, je m'allois engager, Le soin de mon salut ra'ôta cette pensée; J'eus honte de brûler pour une ame glacée, Et sans me travailler à lui faire pitié. Restreignis mon amour aux termes d'amitié.
SONNET
POIR