ET CHASSER LES ANGLÔIS
Ql I , EN LECR FAVELR, ÉTOIENT DESCENDIS DANS L'ÎLE DE RÉ.
Donc un nouveau labeur à tes armes s'apprête : Prends ta foudre, Louis, et va, comme un lion Donner le dernier coup à la dernière tête De la rébellion.
Fais choir en sacrifice au démon de la France Les fronts trop élevés de ces âmes d'enfer , Et n'épargne contre eux, pour notre délivrance, Ni le feu ni le fer.
Assez de leurs complots l'infidèle malice A nourri le désordre et la sédition ; Quitte le nom de Juste, ou fais voir ta justice En leur punition.
256 l'OKSIKS
l.c <('iiti«'me <lé(('mlne a les plaines ternies, Kl le centiènie avril les a peintes de fleurs, Depuis que parmi nous leurs brutales manies Ne causent que des pleurs.
l)an> l(»ut< s les fureurs des siècles de nos pères, Les monstres les plus noirs fireiit-ils jamais rien Que l'inhumanité de ces cœurs de vipères rs'e renouvelle au tien ?
l'ar qui sont aujourd'liui tant de \illes désertes, Tant de grands bâtiments en masures changés , Et de tant de chardons les campagnes couvertes , Que par ces enragés ?
Les sceptres devant eux n'ont point de privilèges. Les immortels eux-même en sont persécutés; Et c'est aux plus saints lieux que leurs mains sacrilèges Font plus d'impiétés.
Marche, va les détruire, éteins-en la semence, Et suis jusqu'à leur fin ton courroux généreux , Sans jamais écouter ni pitié ni clémence Qui te parle pour eux.
Ils ont beau vers le ciel leurs murailles accroître, Beau d'un soin assidu travailler à leurs forts, Et creuser leurs fossés jusqu'à fiiire paroître Le jour entre les morts ;