PARAPHRASE
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O sagesse éternelle, à qui col univers Doit le nombre infini des miracles divers Qu'on voit également sur la terre et sur l'onde !
Mon Uieu, mon Créateur, Que ta magnificence étonne tout le monde, Et que le ciel est bas au prix de ta hauteur !
Quelques blasphémateurs, oppresseurs d'innocents A qui l'excès d'orgueil a lait perdre le sens. De profanes discours ta puissance rabaissent ;
Mais la naïveté Dont mêmes au berceau les enfants te confessent, Clôt-elle pas la bouche à leur impiété?
De moi , toutes les fois que j'arrête les yeux A voii les ornements dont tu |)ares les deux ,
LIVRK I.
Tu me sê'mblo.s si giand, et nous si peu de chose,
Que mon entendement Ne peut s'imaginer quelle amour te dispose A nous favoriser d'un regard seulement.
Il n'est foibles-^e égale à nos infirmités ;
Nos plus sages discours ne sont que vanités .
Et nos sens corrompus n'ont goût qu'a des ordures
Toutefois , ô bon Dieu , Nous te sommes si chers, qu'entre tes créatures. Si l'ange a le premier, l'homme a le second lien.
Quelles marques d'honneur se peuvent ajouter A ce comble de gloire où tu l'as fait monter ? Et, pour obtenir mieux, quel souhait peut -il faire,
Lui que, jusqu'au ponant, Depuis où le soleil vient dessus l'hémisphère. Ton absolu pouvoir a fait son lieutenant ?
Sitôt que le besoin excite son désir.
Qu'est-ce qu'en ta largesse il ne trouve à choisir?
Et, par ton règlement, l'air, la mer et la terre
N'entretiennent-ils pas Une secrète loi de se faire la guerre A qui de plus de mets fournira ses repas ?
Certes je ne puis faire, en ce ravissement, Que rappeler mon arae, et dire bassement : O sagesse étemelle, en merveilles féconde !
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