ETIENNE DE LISLE
Que direz-vous, races futures, Si quelquefois un vrai discours Vous récite les aventures De nos abominables jours?
1 . Celte ode est une de celles où Malberbe a mis le plus de cette chaleur et de cet eutbousiasme qui constituent le genre lyrique. En général, il en manque. A. Chesier.
2. Ce de Lisie, se jetant sur le roi comme il passait à cheval sur le Pont- Neuf, le tira par son manteau qu il Dt tomber. 11 fut pris aussitôt et mené à la Bastille; mais comnrie, par ses interrogatoires, il parut aliéné desprit, il ne fut point puni. Édit.
POKSIKS
l.ircz-vous, sans rougir de liontr, Que notre impiété surmonte Les faits les plus audacieux Kt les plus dignes du tonnerre, Qui firent jamais à la terre Sentir la colère des cieux ?
O que nos (ortunes prospères ' Ont un ( liange bien apparent !
O que du siècle de nos pères Le nôtre s'est fait différent !
La France , devant ces oragei Pleine de mœurs et de courages Qu'on ne pouvoit assez louer, S'est faite aujourd'hui si tragique , Qu'elle produit ce que l'Afrique Auroit vergogne d'avouer.
Quelles preuves incomparables Peut donner un prince de soi, Que les rois les plus adorables N'en quittent l'honneur à mon roi !
Quelle terre n'est parfumée Des odeurs de sa renommée - !
I. On assure que MaUierbe liu-méme rondamnail ceUe ixpression. Il sait ton. Ilacine n dit :
Ont Ml bénir li' cours de leurs deslins prospères.
A. r.HENIFR.
i. Ces deux vers ont une tournure bouffonne.
odeur de saint se sentait à la ronde!
\ Chemkr.