‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 83 sur 162 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

CHANSON

POU il H E N R I - L i: - G R A N D .

ïUR LA DERNIERE ABSENCE DE LA PRINCESSE DE) CONDE.

Que u'étes-vous lassées, Mes tristes pensées,

De troubler ma raison ,

Et faire avecque blâme Rebeller mon anie

Contre sa guéri son !

Que ne cessent mes larme^

Inutiles armes !

Et que n'ôte des cieux La fatale ordonnance

A ma souvenance Ce qu'elle ôte à mes yeux

O beauté nonpareille, Ma clière merveille, Que le rigoureux sort Dont vous m'êtes ravie

Aiiiicioit ma vie, S'il 1110 (loniioit la mort

(Quelles pointes de rage >e sent mon courage

De voir que le danger,

t'2ii vos ans les plus tendKv Menace vos cendres

D'un fei( iH'il étraniiei '.

Je m'impose silence

Kn la violence Que me fait le malheur ; xMais j accrois mon martyie

Et n'oser rien dire M'est douleur sur douleur.

Aussi suis -je un squelette.

Et la violette , Qu'un froid hors de saison Ou le soc a touchée,

De ma peau séthée Est la comparaison.

Dieux, qui les destinées

Les plus obstinées Tournez de mal en [)ien , Après tant de tempêtes

Mes justes requêtes M'ohtiendroiit-elles rien •'

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