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LE REFRAIN DU VIEUX TEMPS

ou l'adiec de la jovvencelle.

Il faut partir ; l'amour en vain murmure. En Orient vont flotter nos drapeaux.

Sors à ma voix des langueurs du repos; Je veux moi-même attacher ton armure.

L'honneur l'appelle ; il te répétera :

Fais ce que dois, advienne que pourra 1

Grave mon nom sur le fer de ta lance, \

Et de ta dame accepte le portrait ;

Il est sans art, mais c'est moi trait pour tra.t

Art du pinceau vaut moins que ressemblance.

Dans les dangers il te protégera :

Fais ce que dois, advienne que pourra.

Du vieux refrain garde bien souvenance ; C'est le refrain de tout preux chevalier. Ce cri de guerre était leur bouclier, Et maintenait leur noble contenance. Gloire est promise à qui répétera :

Fais ce que dois, advienne que pourra.

Si la beauté de quelque Orientale Te rend jaloux des droits de son sultan, Contre ton sein posée en talisman , Que mon image écarte ma rivale.

Reste fidèle à qui te le sera :

Fais ce que dois, advienne que pourra.

J'appris naguère, aux feuilles d'une rose, L'art de connaître un infidèle amant ; Mais j'aime mieux en croire ton serment. Pour trop savoir, trop souvent l'on s'expose. A tout hasard, ton cœur me restera :

Fais ce que dois , advienne que pourra.

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