‹ Poésies. Avec une noticeChapitre 5 sur 121 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Parcourait une fois encore

Le bois cher à ses premiers ans :

<i Bois que jainie, adieu je succunibe.

Ton deuil nVavertitde mon sort, Et dans chaque feuille qui tombe Je vois un présage de mort.

Fatal oracle d'Épidaure, Tu mas dit : « Les feuilles des bois » A tes yeux jauniront encore; » El c'est pour la dernière fois.

1) La nuit du trépas t'environne ; I) Plus pâle qu'une fleur d'aulomiiCy » Tu t'inclines vers le tombeau.

)t Ta jeunesse sera flétrie » Avant l'herbe de la prairie, » Avant le pampre du coteau. »

Et je meurs ! De la ^ie à peine J'avais compté quelques instants, Et j'ai vu comme une ombre vaine S'évanouir mon beau printemps.

Tombe , tombe , feuille éphémère; !

Et. couvrant ce triste chemin, Cache au désespoir de ma mère La place où je serai demain.

Mais si mon amante voilée Aux détours de la sombre allée Venait pleurer quand le jour fuit, Éveille par un faible bruit Mon ombre un instant consolée, n

Il dit, s'éloigne, et sans retour....

Sa dernière heure fut prochaine :

Vers la fin du troisième jour ,

*i6 ËLliGlES.

On riuhutna sous le vieux chèno.

Sa mère (peu de temps , hélris !)

Visita la pierre isolée;

Mais son amante ne vint pas ;

Et le pâtre de la vallée

Troubla seul du bruit de ses pas

Le silence du mausolée.

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