‹ Poésies. Avec une noticeChapitre 89 sur 121 · CHANT D AMOUR IMITE DU PERSAN · texte numérisé non relu

CHANT D AMOUR IMITE DU PERSAN

L'air s'est calmé : le bruyant aquilon

N'a^ile plus le palmier des campagnes

Et le chasseur , habitant du vallon ,

A reoMgné le sentier des montagnes.

Yieus, ma Zaphné ; sur ce rivage heureux

Le doux printemps retrouve son asile ;

Viens, ma Zaphné, sous un ciel plus traM.pulle,

T'asseoir au bord du torrent écumcus

Sans le donner promet-il le bonheur, Ce long baiser dont le feu me dévore?

Le flot rapide entraîne cette Heur...

Fleur de beauté passe plus vite encore. A couronner mes transports amoureux, Tandis, Zaphné, que ta pudeur hésite, L'heure s'enfuit, le temps se précipite Comme les flots du torrent ccumeux.

Ange d'amour , ange de volupté,

Pour ton amant ta présence chérie

Fait d'un désert un séjour enchante ;

Seul avec toi j'y passerais ma vie.

Fille charmante ! objet de tous mes vœux !

Fais retentir ta voix flexible et tendre :

Qu'elle me plaît! oh ! que j'aime à lenleii .rc

S'uniraubruitdutuneiilmnneux!

Mais tu souris! tu ne te défends plus! ïa bouche s'offre au baiser qu'elle implore; Dans un baiser meurt ton dernier refus... 0 ma Zaphné ! que peux-lu craindre encore ? Hors ces ramiers , comme nous amoureux, Nous sommes seuls dans iouie la nature ; De tes soupirs le faible et doux murmure Se perd au bruit du torrent écumeuv.

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