‹ Poésies. Avec une noticeChapitre 91 sur 121 · LE CHOIX DU PLUS TENDRE · texte numérisé non relu

LE CHOIX DU PLUS TENDRE

Trois pastoureaux se racontaient leurs goûts Sur le baiser. Lubin, d'un ton folâtre : « Pour moi, la bouche est ce que j'idolâtre; C'est du baiser le trône le plus doux, J'en fais l'aveu. — Sein de rose et d'albâtre , Disait Myrtil, a pour moi plus d'appas.

— Moi , j'aime mieux , dit à son tour Lycas, Simple baiser sur la main que j'adore ; Car c'est , hélas ! de tous ceux que j'implorf- , Le seul qu'Ëgié ne me refuse pas.

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