‹ Poésies. Avec une noticeChapitre 96 sur 121 · LE PHENIX ET LA COLOMBE · texte numérisé non relu

LE PHENIX ET LA COLOMBE

Sur le bûcher je consume mon être,

— Un feu plus doux me consume à mon tour.

— Je ne meurs pas, ou je meurs pour renaître.

— Je vis bien moins , mais je vis pour Tamour.

— Jupiter m'aime. — Et Vénus me caresse.

— Ma dignité... — Vaut-elle mon bonheur?

— Je suis au monde unique en mon espèce.

— Pauvre immortel! je vous plains de bon cœup.

SERMENTS D AMOCR.

Pourquoi faut-il, innocente Zulma, Qu'amant heureux devienne amant volage?

Le tien te fuit : l'amour qui l'enflamma S'en est dlé plus léger qu'un nuage.

De son bonheur quand l'ingrat fut certain, A ses regards tu cessas d'être belle.

Il te jurait une ?rdeur éternelle...

L'éternité ne dura qu'un matin.

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