‹ Poésies canadiennes (volume 2)Chapitre 22 sur 52 · A COQUELIN · texte numérisé non relu

A COQUELIN

Le jour incessamment luit sur l'Empire anglais, Et, lorsque le soleil se couche sur le Gange, La cime de nos monts de teintes d'or se frange, L'aube glisse à travers nos grands bois ses reflets.

De même le soleil de l'art ne meurt jamais; Sur chaque siècle il laisse une lueur étninge, Et, quand un peuple veut l'éteindre dans la fange,^ Il s'en va rayonner sur de plus hauts sommets.

12G Len Feuilles (V Erable

De son plus vif éclat il brille sur la France, Y fait tout resplendir, et, malgré la distance, Proj(>tte sur nos bords son reflet réchauff>int ;

Et si parfois pâlit sa lumière féconde,

O'est ([u'alors de Paris quelque sublime enfant

Verse à flots ses rayons à l'autre bout du monde.

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