‹ Poésies canadiennes (volume 2)Chapitre 48 sur 52 · A N.-H. BEAULIEU · texte numérisé non relu

A N.-H. BEAULIEU

Quand le toréador, au milieu de Tarène, Frappé par l'animal baveux et mugissant, Sent fléchir son jarret tout maculé de sang, La foule est haletante, et retient son haleine.

Soudain un vivat part du côté de la reine ....

A ce cri, le blessé bondit, et, brandissant

Sa spade de Tolède, au fil éblouissant,

La plonge au col du bœuf qui s'affaisse et se traîne.

222 Les FeuUlea d'Erable

Gladiateur meurtri par les coups du destin, Bien des fois je frémis sur mon pied incertain. Je crois voir s'envoler pour toujours l'espérance.

Mais qu'un bravo du cœur me vienne de ta part,

Aussitôt je reprends, dans la lice de l'art.

Le courage qu'il faut pour vaincre la souffrance.

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