‹ Poésies (volume 2)Chapitre 12 sur 73 · A UN JEUNE HOMME RICHE · texte numérisé non relu

A UN JEUNE HOMME RICHE

.leime homme riche, aimé des Dieux.

Fuis la Muse, haise les yeux

Des blondes î (jarde-toi des rêves amers Et ne tente jamais les mers

Profondes î

\a. triomphe parmi le chœur Des filles blanches dont le cœur

Bat vite î Fais Tamour, nous ferons les vers ; Idalie aux bocages verts

T'invit(\

PHILOMKLA. m

Cependant je mêle mon cri, Loin des jardins où la honri

Te baise, Aux sanglots des joueurs de kitli.

Applaudissant qui donne Tut Dièse !

Mes destins sont pareils au leur:

Xotre muse, c'est la douleur

Sans trêve: Ils ne sont pas ce que tu crois.

Ces Jésus qui port 'Mit la croix

Du rêve !

Le soir, sous le ciel endormi, (Juand tu vas écouter parmi

La brise Le gazouillis charmant du flot Oui sur la grève d'un îlot

Se brise.

PIIILOMELA.

Le roc at-il trouvé des mots, Enfant, pour te conter les maux

Qu'il souffre, Sentant son granit se creuser Sous Timpitoyable baiser

Du gouffre ?

Que t'importe ! chasse, aime et bois La gazelle à l'ombre des bois

Gambade.

Fou de Champagne ou de porto, Jette de l'or sous le râteau

De Bade !

Quitte les soins dont tu t'émeus.

I\'as-tu pas les vins écumeux,

L'ivresse, Ton arabe qu'un dey dompta Et les cheveux luisants de ta

Maîtresse ?

PHILOMÉLA. 6i

Et sa cheville à l'os très fin, Qu'un incroyable brodequin

Étrangle, Et sa gorge couleur de lait, Cette seule rondeur qui n'ait

Pas d'angle?

ni LOME LA.

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