LA RUINE
Mon âme était pareille aux ruines antiques.
Débris désespères des monuments déchus ;
Le lierre y cramponnait ses mille doigts crochus
Et des chœurs de serpents sifflaient sous les portiques.
On voyait s'accroupir dans les ravins branchus La sorcière attentive à d'infâmes pratiques.
Et des démons pareils à des épileptiques Crevassaient la muraille avec leurs pieds fourchus.
Mais l'œil de ma maîtresse a lui dp,ns ce dédale; Elle a soigneusement défriché les moellons, Tué chaque serpent, nettoyé chaque dalle;
Et maintenant, fermée au choc des aquilons.
Mon ^me est une grande église synodale
Où j'adore sans^fm ma sainte aux cheveux longs!