‹ Poésies (volume 4)Chapitre 114 sur 171 · LA MÈRE · texte numérisé non relu

LA MÈRE

Quand le Seigneur forma l'homme, le Seigneur Dieu Ne prit pas le limon terreslre.en un seul lieu ; Mais il prit de la terre aux quatre coins du monde : Au sud où l'air brûlant sèche la lande blonde, A l'est vert de feuillée, au nord blanc de frimas, A l'ouest où ce briseur de chênes et de mâts. L'ouragan, tord la pluie et la nuée en trombe; Afin qu'en nul pays, la terre de la tombe, A l'homme qui s'incline et meurt, voyageur las. Ne dît : « Qui donc es-tu? je ne te connais pas; »

CONTHS ÉPIQ.UES

Mais pour qu'en tout pays, la terre maternelle,

A l'homme heureux enfin de reposer en elle

Sa tête qui se courbe et son cœur qui se fend,

Pût dire : « Couche-toi dans mon sein, mon enfant! »

TABLE

PAGES

Le Vaincu 5

L'Orgueil 8

Les Fils des Anges lo

Le Consentement 15

Les Imprécations d'Agar 16

La Patrie 25

L'Enfant Kriçhna 26

Le Disciple 30

Penthésilée 32

Parvulus , 35

La Femme Adultère 37

La Dernière Abeille 44

Le Lion 46

Un Miracle de Notre-Dame 48

Salëun ou le Petit Ermite 54

Le Prédestiné 57

Le Mendiant de son honneur 63

Don Ruy Diaz 67

La Bonne Infante 69

L'Épée 72

La Fille du Domn 75

Le Landgrave de fer 79

Les Deux Évêques 85

La Charité 86

Le Baptême 88

La Mère 93

Imprimé che^ oi. Lanier, 14, rue Sêguier, à Taris.

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