‹ Poésies (volume 4)Chapitre 119 sur 171 · LES PRINCESSES · texte numérisé non relu

LES PRINCESSES

Du fond noir de nos rêveries, A travers les doux lointains bleus, Nous les voyons dans les féeries D'un paradis miraculeux !

Leur dédain rêveur s'y balance Avec l'orgueil des lys hautains Dans la pourpre et la nonchalance Majestueuse des satins.

Elles sont, les augustes belles, Si près du ciel, si loin de nous Qu'une blanche nue autour d'elles Semble des anges à genoux;

Et l'œil, en pénétrant les voiles Où resplendit leur nimbe ardent, S'imagine voir des étoiles Qui sont des femmes cependant.

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