‹ Poésies (volume 4)Chapitre 15 sur 171 · A UN JEUNE HOMME RICHE · texte numérisé non relu

A UN JEUNE HOMME RICHE

Jeune homme riche, aimé des Dieux»

Fuis la Muse, baise les yeux

Des blondes !

Garde-toi des rêves amers Et ne tente jamais les mers

Profondes I

6o Philouièli .

Va, triomphe parmi le chœur Des filles blanches dont le cœur

Bat vite !

Fais l'amour, nous ferons les vers :

Idalie aux bocages verts

T'invite.

Cependant je mêle mon cri, Loin des jardins où la houri

Te baise, Aux sanglots des joueurs de luth, Applaudissant qui donne Tut

Dièse !

Mes destins sont pareils au leur; Notre muse, c'est la douleur

Sans trêve ; Ils ne sont pas ce que tu crois.

Ces Jésus qui portent la croix

Du rêve!

Le soir, sous le ciel endormi, Quant tu vas écouter parmi La brise

Philoiiu'Ia. 61

Le gazouillis charmant du flot Qj-ii sur la grève d'un îlot Se brise,

Le roc a-t-il trouvé des mots, Enfant, pour te conter les maux

Qii'il souffre.

Sentant son granit se creuser Sous l'impitoyable baiser ■

Du gouffre ?

due t'importe! chasse, aime et bois; La gazelle à l'ombre des bois

Gambade.

Fou de Champagne ou de porto, Jette de l'or sous le râteau

De Bade !

Quitte les soins dont tu t'émeus.

N'as-tu pas les vins écumeux,

L'ivresse, Ton arabe qu'un dey dompta Et les cheveux luisants de ta

Maîtresse ?

PbiJoiii.'}hi .

Et sa cheville à l'os très fin, Qirun incroyable brodequin

Étrangle, Et sa gorge couleur de lait, Cette seule rondeur qui n'ait

Pas d'anele?

'mmmêmwM

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