‹ Poésies (volume 4)Chapitre 155 sur 171 · POUR UNE QUI AIME TROP · texte numérisé non relu

POUR UNE QUI AIME TROP

Je suis le merle, oiseau siffleur,

Vous êtes la petite branche;

Moi, jaune et noir, vous, verte et blanche,

Moi, plein de chants, vous, toute en fleur.

Je t'offre mon rire enjôleur, Donne-moi ta rose en revanche; Je suis le merle, oiseau siffleur, Vous êtes la petite branche.

Mais si quelque ouragan hurleur Emportait, légère avalanche, Les roses du rameau qui penche, Ne compte pas sur ma douleur :

Je suis le merle, oiseau siffleur.

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