‹ Poésies (volume 4)Chapitre 28 sur 171 · CHIMÈRES · texte numérisé non relu

CHIMÈRES

Il planait dans l'cther, cet océan sans grève, Traînant l'humanité comme un boulet honni, Dans l'infini du ciel immensité du rêve, Immensité du ciel sur le rêve infini !

Le reptile vaincu rampe et meurt aux pieds d'Eve, Mais le lys adorable au chardon s'est uni ; Isis a décoré de fleurs son col bruni. Mais l'arbre de la vie, hélas ! n'a plus de sève.

Pêcheur, as-tu cueilli là-bas les coraux blancs? Coriir, as-tu glané, sous les épis tremblants, Les coquelicots bleus, les marguerites rouges?

Dormez, béants au jour, ô lazzaroni nus !

Qui donc nous éteindra les lanternes des bouges.

Pour laisser luire enfin les soleils revenus ?

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