‹ Poésies (volume 4)Chapitre 64 sur 171 · POUR LA GRANDE AMIE · texte numérisé non relu

POUR LA GRANDE AMIE

Chère sœur! si parfois je suis dur, ne crois pas due ce soit par orgueil, ma sœur, ou barbarie. Tout mon cœur, marguerite à tes rayons fleurie. Aimerait, humble et frêle, à mourir sous tes pas.

Chère sœur ! si parfois je ris, ne pense pas QLie ce soit par oubli des heures fortunées Où nos âmes se sont l'une à l'autre données. Ces heures! j'en veux vivre au delà du trépas.

Mais vois ! L'aigle royal, frère de ta pensée, A besoin sous les cieux d'être une aile blessée Pour mirer dans son sang les célestes lueurs.

Je t'enseigne le deuil, la haine et les alarmes Pour qu'en ton drame plein de rires et de larmes Batte un cœur conscient des humaines douleurs.

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