‹ Poésies (volume 4)Chapitre 89 sur 171 · L'ORGUEIL · texte numérisé non relu

L'ORGUEIL

La matière ut la forme étaient encor futures.

Le Seigneur désira l'amour des créatures ; Il fit cet univers magnifique et charmant, Disant : a L'homme y vivra dans le contentement De respirer mon souffle et de voir ma lumière. » Et, du pied, le Seigneur fit rouler une pierre,

Contes épiques

Et la pierre prit vie, et ce fut l'homme.

Dieu Dit à l'homme : « Ton nom est Adam. Le ciel bleu Et ses astres, la terre et ses bêtes sans haine, Celles des monts, des bois, et celles de la plaine. Et les fleuves, et l'air sacré qui t'investit. Et la femme dont l'œil est un ciel plus petit Mais aux rayons plus doux que ceux des astres mêmes. Afin qu'humble et ravi tu m'adores et m'aimes, Je te les donne, ainsi que le nom qui te sied. »

L'homme cria : « Pourquoi m'as-tu poussé du pied? »

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