‹ Poésies (volume 5)Chapitre 21 sur 40 · PEINTE PAR HENRI GERVEX · texte numérisé non relu

PEINTE PAR HENRI GERVEX

La câline, féline et serpentine ligne De votre corps où vit la pulpe des lys blonds A la sveltesse molle, aux ondulements longs , D'une liane lente ou d'un lent cou de cygne.

Vêtue, avec Chamfort ou le prince de Ligne, Vous auriez devisé, duchesse, en des salons; Seule, sans tulle au sein et sans mule aux talons. Un autre orgueil vous fait cette lèvre maligne.

Mais ce masque, pourquoi? Votre confusion Prétend-elle cacher au jour l'éclosion D'une rose pudeur? ou bien, moins ingénue,

Vous plaisez-vous à la perverse illusion.

Dans le tendre et discret miroir, d'une inconnue

Exquise autant que vous, et toute proche, et nue ?

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