PEINTE PAR HENRI GERVEX
La câline, féline et serpentine ligne De votre corps où vit la pulpe des lys blonds A la sveltesse molle, aux ondulements longs , D'une liane lente ou d'un lent cou de cygne.
Vêtue, avec Chamfort ou le prince de Ligne, Vous auriez devisé, duchesse, en des salons; Seule, sans tulle au sein et sans mule aux talons. Un autre orgueil vous fait cette lèvre maligne.
Mais ce masque, pourquoi? Votre confusion Prétend-elle cacher au jour l'éclosion D'une rose pudeur? ou bien, moins ingénue,
Vous plaisez-vous à la perverse illusion.
Dans le tendre et discret miroir, d'une inconnue
Exquise autant que vous, et toute proche, et nue ?