‹ PoésiesChapitre 172 sur 177 · UN JOUR, QU'ON CROYAIT AVOIR TROUVÉ · texte numérisé non relu

UN JOUR, QU'ON CROYAIT AVOIR TROUVÉ

Il est trouvé le bonheur et le charme, L'Ange clément qui planait au berceau.

L'être adoré, dans l'enfance si beau, Que bien souvent nous cachait une larme. L'amour parfait et de tout temps rêvé, Il est trouvé !

Il est trouvé ce bien de tous les âges, Le fruit du cœur, le frais rameau d'espoir, Que dès douze ans je cherchais sans savoir Dans tous les bois, par les sentiers sauvages. Le nid d'amour sous la mousse couvé, 11 est trouvé!

UN DER5IEB RÊVE

Il esl trouvé ce port que ma jeunesse A poursuivi sur les flots agités, Sous tous les vents et les feux irrités. Plaisirs moqueurs, qui me trompiez sans cesse Le vrai signal, le bel astre levé, Il est trouvé'

11 est trouvé l'ombrage où l'on repose, Le droit chemin'par le devoir tracé Qu'un doux printemps si tard recommencé Borde pour moi de sa plus jeune rose.

Le calme sûr au cœur trop éprouvé.

Il est trouvé !

Il est trouvé le bienfait de nature, Le sein aimant qu'un Dieu nous vient rouvrir, Ce qui permet de vivre et. de mourir.

Ce qui fait croire, espérer sans murmure, Et dire encor, même au terme arrivé :

Il est trouvé!

3»e coulez plus, larmes de Poésie ; C'était un rêve, une dernière erreur ! Il n'est plus rien désormais dans la vie ; Pleurs de rosée, il n'est plus une fleur. Que feriez-vous, larmes de Poésie?

Ne coulez plus, larmes de la douleur ; Comprimez- vous, étouffez vos mur un ires, Comme le sang dans les pires blessures Coule au dedans et suffoque le cœur.

546 UN DERNIER RÊVE

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