‹ Poésies (volume 3)Chapitre 109 sur 124 · ÉPITRE DE SAINT PIERRE AU PAPE · texte numérisé non relu

ÉPITRE DE SAINT PIERRE AU PAPE

i o décembre 188 i ,

Mon successeur, la cour céleste Est dans un pitoyable état.

Envoyez-nous, s'il vous en reste, De l'insecticide Vicat.

Saint Labre a par trop de vermine; Il grouille encor plus que jadis.

Tout saute; et le Seigneur fulmine, Car on se graUe au Paradis.

Ce rustre heureux d'avoir la gale Vient-il pour ronger nos élus?

Dans vos couvents qu'on le régale !

Ici, personne n'en veut plus.

a Pierre, m'a dit tantôt la Vi-

Tu liens mal la communauté. »

Elle a raison; comme concici Je réponds de la propreté.

Je vais donc doucement, saint Père, Pousser votre Labre dehors Avec un balai qui, j'espère, Laissera des poux sur son corps.

Mais à bientôt ! J'entends la foudre On doit se gratter, j'ai compris.

— Surtout, n'oubliez pas la poudre.

Tirez au besoin de Paris.

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