SOLITUDE ET SILENCE
Solitude, je sais combien sous tes abris
Bonne est l'accoutumance aux cœurs las de Paris;
Silence, ami discret du philosophe austère,
Je sais quel grand profit on obtient à se taire.
Asile et compagnon d'un esprit souffreteux
Que la foule rend brusque, et causer, malheureux,
Dites vos lieux déserts, aux retraites faciles,
Et vos recueillements en préceptes fertiles :
Où consoler sa vie avec un bois sacré?
Comment, n'entendant plus, se sentir rassuré?
Mes dernières amours, silence et solitude,
Ressources du vieillard, inspirez-lui l'étude.