‹ Poésies (volume 3)Chapitre 47 sur 124 · SOLITUDE ET SILENCE · texte numérisé non relu

SOLITUDE ET SILENCE

Solitude, je sais combien sous tes abris

Bonne est l'accoutumance aux cœurs las de Paris;

Silence, ami discret du philosophe austère,

Je sais quel grand profit on obtient à se taire.

Asile et compagnon d'un esprit souffreteux

Que la foule rend brusque, et causer, malheureux,

Dites vos lieux déserts, aux retraites faciles,

Et vos recueillements en préceptes fertiles :

Où consoler sa vie avec un bois sacré?

Comment, n'entendant plus, se sentir rassuré?

Mes dernières amours, silence et solitude,

Ressources du vieillard, inspirez-lui l'étude.

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