‹ Poésies (volume 3)Chapitre 62 sur 124 · TON MARI · texte numérisé non relu

TON MARI

Juillet.

Sois sans peur, j'aurai bon courage.

Je veux penser à ton mari, Comme on rêve d'enfant chéri Avant l'heure du mariage.

Je l'aimerai ce bienvenu; Car il aura, s'il doit te plaire, Pour le scrupule une àme claire, Dans la joie un sens ingénu.

Il sera l'ennemi des traîtres, Dédaigneux du parjure en char.

— « O mon fils, exécrez César; N'ayons plus que des lois pour maîtres ! »

LES FAMILIALES 1 4 f

Toi, ma fille, quand à son bras Je te verrai ravie et fière.

Je n'aurai rien sous la paupière, Rien que ton bonheur; tu verras!

Page 1