‹ Poésies (volume 3)Chapitre 81 sur 124 · A UN SAGE · texte numérisé non relu

A UN SAGE

Le crime triomphant m'est un spectacle affreux. Quand la foule applaudit les mauvais coups célèbres, Le poids de mon horreur infléchit mes vertèbres; J'erre, indigné de vivre en ces jours malheureux.

Je voudrais, où rougir, un antre et le plus creux; Ma raison s'égarant passe par les ténèbres, Je tombe à la merci des visions funèbres, Dans l'ombre j'ai cru voir grimacer des lépreux.

Mais l'instinct m'a conduit devers ta solitude ; Je te salue, ami qu'a protégé l'étude : Oh ! dis-moi le secret de ta sécurité !

En t'écoutant juger les raccrocs de la force,

Je trouve un fond grotesque à l'héritier du Corse...

Allons! j'ai trop souffert de tant d'absurdité.

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