‹ PoésiesChapitre 74 sur 101 · SCÈNE DE PARC · texte numérisé non relu

SCÈNE DE PARC

Que j'aime à voir le lierre, en guirlande incrusté, Verdir le piédestal d'une divinité !

Devant une statue Presque nue, Oubliée à l'écart dans le Grand Trianon, Deux sots se lamentaient de la trouver sans nom ; Mais ils se gardaient bien de remarquer ses grâces. — Arrivent deux amants qui causaient à voix basses: Car ce vieux Trianon attire encor parfois Les soupirs des amours comme au temps de ses rois. Près du socle, passant derrière la déesse, Le jeune homme idolâtre arrêta sa maîtresse. « Ma chère, lui dit-il, regarde, te voici ! »

IQ4 RIMES GALANTES

La belle dame ailleurs se montrait-elle ainsi? Pour réplique, un baiser tint la chose secrète. Et déjà leurs propos, avides de retraite, Se dérobaient lascifs Sous les ifs.

— Eux, les sots, arrachaient la guirlande de lierre Et lisaient : Callipyge — ô bonheur ! — sur la pierre.

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